Biographie d'Annabelle Mauger


En 2000, Annabelle Mauger découvre CATHEDRALE D’IMAGES aux Baux de Provence grâce à son compagnon, Timothée Polad. Fondée par Albert et Anne Plécy, les grands-parents de ce dernier, ce premier lieu historique de création audiovisuelle en « Image Totale », reconnue dans le monde entier, proposait chaque année de nouveaux spectacles immersifs.

Créant ses propres projets, Annabelle a voyagé avec ses spectacles de Singapour à Las Vegas et n’a jamais cessé de chercher 1001 lieux pour recréer une nouvelle Cathedrale d’Images, à Lyon en particulier en collaboration avec l’architecte Rudy Ricciotti avec lequel elle a tant appris.

Trouver des lieux d’exception pour présenter ses projets n’est pas chose aisée, à Paris plus qu’ailleurs. En 2017, l’opportunité de présenter cette exposition dans un lieu unique comme la Grande halle de La Villette fut une réponse parfaite à cette recherche de plusieurs années. Enfin les éléments nécessaires à la création d’un spectacle unique étaient réunis : la hauteur, l’espace et l’obscurité qui feront naitre la lumière sur cette peinture si précieuse.

De la scénarisation d’Imagine Van Gogh à sa réalisation, le respect de l’œuvre peinte est présent dans tout le travail d’Annabelle Mauger et Julien Baron. Les années passent, la technologie évolue et veille à ce qu’elle restitue l’œuvre immobile plus que tout.

En 2019, Annabelle et Julien réalisent un nouveau spectacle immersif, Imagine Picasso, qui sera inauguré à Lyon à la Sucrière, à partir du 04 octobre 2019.










"Ce qui m’émeut dans le travail de Vincent Van Gogh, est d’entrer dans ses traits de pinceaux, courts, segmentés, droits d’où ressortent la fulgurante violence créative, pour au final donner un ensemble de contours souvent courbés et d’une grande douceur. Il y a dans le geste de Van Gogh tant de tendresse, d’intelligence sensible qu’il faut le voir ! C’est dans le détail des toiles que nait l’émotion.

Dans cette image projetée je me sens chez moi car j’y retrouve mon enfance, celle du cinéma de mes grands-parents à Fécamp. Je jouais à cache-cache entre les fauteuils, passais devant puis derrière l’écran-rouleau. Je tremblais en entendant la musique des « Dents de la mer » ou bien me demandais pourquoi l’on m’interdisait formellement de regarder les films érotiques du dimanche soir… Dans cette image grandiose je n’ai pas peur de laisser toute ma sensibilité : c’est un travail inné qui m’a toujours habité. Revenir au Havre, terre de mon enfance, pour présenter cette exposition est une grande joie." 
Annabelle